Pinar del Río

Le beau jardin occidental

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La Province la plus occidentale de Cuba, terre bénie pour sa splendeur naturelle et ses verdoyantes contrées.

La Province de Pinar del Río, « le beau jardin occidental »



Des peintures rupestres retrouvées dans certaines grottes, attestent de la présence des indiens Guanajatabeyes dans la région, avant l’arrivée des Conquistadores. La Péninsule de Guanahacabibes - un mot d’origine aborigène - la pointe ouest la plus extrême de l’île, comptant 140 sites archéologiques associés à la vie des indiens, a été le dernier refuge de beaucoup d’entre eux. Plus tard, les grottes locales ont aussi abrité des cimarrones (esclaves marrons d’origine africaine) en fuite.



De la sédentarisation des pirates, à la négligence des autorités coloniales



Durant les premiers temps de la colonisation et le peuplement de l’île, la Province de Pinar del Río a été négligée. Cela étant, elle servira de base arrière pour la préparation d’expéditions espagnoles vers le Mexique, comme en témoigne la Baie au sud dite de Cortès. La zone est aussi prisée des pirates, parmi lesquels, nombreux sont ceux qui vont s’y sédentariser. Une structure administrative est mise en place en 1774, sous l’autorité du Capitaine Général Don Felipe Fondesviela. Cette date est souvent retenue par les historiens, pour définir la naissance officielle de la localité de Pinar del Río, habitée toutefois depuis près d’un siècle et initialement baptisée Nueva Filipinas. Le titre de ville lui est accordé en 1867 et 8 ans plus tard, Pinar del Río est finalement désignée comme étant la capitale de la Province portant le même nom. Son développement tardif, transforme le paysage urbain, fait de constructions artisanales humbles, en des maisons aux teintes multicolores, bordées de colonnades néoclassiques, imitant le style de la Havane. Un théâtre majestueux voit même le jour.



L’engagement indépendantiste des femmes pinareñas



En 1896, de violents combats éclatent dans la Province entre les troupes indépendantistes menées par le « Titan de Bronze », le Général Antonio Maceo et l’armée espagnole. L’une des particularités régionales selon les historiens, est que beaucoup d’audacieuses femmes, sont venues grossir les rangs del Ejército Libertador, telles que María de la Luz Noriega, Adela Azcuy, Isabel Rubio et Catalina Valdés. Cet engagement militaire de femmes niant le rôle de mère au foyer auquel tendait à les contraindre les mœurs, allant à l’encontre du machisme dominant, dévoilait un dévouement absolu à la cause patriotique. Désormais, elles sont reconnues en tant qu’héroïnes de Cuba et leur mémoire est saluée dans les commémorations publiques.



Une position centrale au cours de la crise des missiles de Cuba



Après le triomphe de la Révolution cubaine, en 1962, Fidel Castro donne l’autorisation aux Soviétiques, d’installer des rampes de missiles à ogives nucléaires dans la Sierra del Rosario, au sein de la Province de Pinar del Río. Après la découverte de ces missiles, photographiés par un avion espion étasunien, l’humanité retient son souffle. La « Crise des missiles de Cuba » qui se déclenche, ouvre 2 semaines de tension suprême au cours de la Guerre Froide. Après d’âpres négociations et un véritable bras de fer diplomatique et psychologique, Kennedy et Khroutchev, parviennent à un accord, évitant ainsi que le conflit ne s’envenime, avec des conséquences qui auraient probablement été désastreuses et irrémédiables.



Le "triangle d'or" du tabac



Introduit dans la Province au début du XVIIème siècle, le tabac va rapidement prospérer dans ces terres prodigieuses, sur les rives des rivières Bayate, San Cristóbal, Los Palacios, Río Hondo, San Juan, Cuyaguateje et Guamá, ainsi que dans les cavités des montagnes de la Cordillère de Guaniguanico et au cœur de la vallée de Viñales. Presque partout dans la région, au grès des maisons qui se dressent fièrement avec leurs toitures à deux versants, caractéristiques des paysages locaux, où sèches les feuilles une fois récoltés, le tabac est très bon, mais la véritable « Mecque du cigare » se trouve dans les vegas (plantations de tabac) des vals, aux environs des villages de San Luis et de San Juan y Martínez, à une demi-heure de route vers le sud-ouest, depuis la capitale provinciale de Pinar del Río. Considérée comme le « triangle d’or », cette zone nommée Vuelta Abajo, est incontournable pour les amateurs de cigares et passionnante à parcourir aussi, pour les personnes désireuses de découvrir l’enracinement de la culture et de la tradition du tabac dans le paysannat cubain. Alors qu'ici bat cœur de la production du tabac, se trame également, un enjeu économique fondamental pour Cuba. C’est vers le début de l’année que nous apprécions le mieux l’éclat des quelques 3 milles vegas régionales. Les plantes ont bien poussé et la vivacité du vert qui colore leurs feuilles, donne une nuance différente à la tonalité habituelle des campagnes. Le spectacle de la maturation des vegas au soleil ou du tabac tapado, cultivé sous des serres de coton, pour favoriser des feuilles plus soyeuses et moins baignées par le soleil, est d’une singulière beauté. Ces cultures protégées, sont jalousement soignées par les vegueros, héritiers des colons ouvriers du tabac, canaris, péninsulaires et finalement cubains.



À Faire dans les Environs de Pinar del Río



Visiter une Plantation de Tabac dans la zone de Vuelta Abajo :



La visite en ville de la manufacture de cigares Francisco Donatien, demande à être complétée par une balade dans l’une des nombreuses et prestigieuses plantations qui ceinturent Pinar del Río. Les villages de San Luis et San Juan y Martínez, situés à une demi-heure sur la Route de San Juan, composent avec la capitale provinciale, le triangle du tabac, au cœur de la région de Vuelta Abajo. Là dans ces terres, sont cultivées et récoltées les belles feuilles ou capes de tabac, destinées à fabriquer les meilleurs cigares du monde. Ces feuilles doivent être absolument impeccables, de couleur uniforme sans défaut, à la fois solides et dotées d’une bonne élasticité, car elles constituent en quelque sorte la peau du cigare et influent sur la combustion et la cendre, essentielles à la bonne qualité de ce produit artisanal. Le climat ensoleillé, la richesse en minéraux du sol et un taux important d’humidité, expliquent pourquoi le terroir cubain engendre des cigares exceptionnels, d’une si grande complexité aromatique. Dès lors en sillonnant la région de Vuelta Abajo, nous visitons véritablement « la Mecque du cigare ». Nous conseillons de faire attention au moment d’acheter des cigares en dehors des points de vente officiels. Certains cigares artisanaux, directement commercialisés par les vegueros ou leurs proches, sont excellents. D’autres, extraits par des torcedores de la chaîne de production d’une manufacture, peuvent l’être également. Toutefois, il y en a aussi de moins bons, qui présentent des irrégularités ou des défauts nuisibles au goût. Il vaut mieux donc, prendre le temps de bien examiner les cigares, en particulier ceux du fond de la boîte et d’en goûter un si nous sommes connaisseurs, car c’est le meilleur moyen de nous assurer de sa qualité.



San Juan y Martínez :



Village très peu touristique, localisé à 21 kilomètres au sud de Pinar del Río. A l’entrée, un grand panneau proclame avec fierté qu’il s’agit de « La tierra del mejor tabaco del mundo » et célèbre la réputation des plantations alentour, parmi lesquelles celle de Hoyo de Monterrey, qui a engendré la célèbre marque de cigares du même nom, fondée en 1860. Disposant d’un alignement typique pour Cuba de maisons à colonnades, San Juan y Martínez est le lieu d’habitat de beaucoup de vegueros et de leurs familles, qui s’évertuent avec amour, à cultiver la tradition de la culture du tabac. Nous prions toutefois, de prendre garde aux signes que les enfants peuvent faire à l’entrée du village pour arrêter les véhicules, comme par exemple en alertant sur des pneus dégonflés, car il est possible qu’il s’agisse d’un stratagème, pour offrir des cigares et d’autres services.



La Finca el Pinar (Plantation d’Alejandro Robaina) :



La plus mythique des plantations de Vuelta Abajo, composée de 18 hectares et produisant plus de 10 millions de cigares à l’année, reconnue depuis les années 90, comme étant à l’origine des meilleures récoltes du pays. Située dans la commune de Barbacoa, près de San Luis, la ferme Cuchilla appartient à l’une des familles de planteurs de tabac les plus anciennes de Cuba. Don Alejandro Robaina qui avait commencé quand il avait une dizaine d’années à travailler avec son père Maruto, a dû reprendre les affaires à la mort de ce dernier, en tant qu’héritier des savoir-faire transmis depuis 1845 par ses aïeuls. Le « parrain du tabac cubain » a consacré sa vie à la culture, sous des serres fines, de mousseline blanche nommées tapados, d’un tabac de qualité supérieure, dont les feuilles et surtout les capes, sont considérées parmi les meilleures au monde. Si parfaites, qu’elles sont appelées à habiller d’autres grandes marques de cigares, telles que Cohiba et Hoyo de Monterrey. Dans toutes les boutiques officielles d’État, les six vitoles de Robaina : famoso, familiar, único, clásico et maestro, comme autant d’illustres ambassadeurs, sont bien sûr disponibles. En retour de son soutien apporté à des actions révolutionnaires, Don Alejandro Robaina est resté le seul producteur indépendant de Cuba, même après la Révolution cubaine, qui avait transformé toutes les industries en coopérative d’État. Le « R » majuscule trônant sur les bagues de ses vitoles, témoigne de sa réussite. 4 à 5 cigares par jour : telle était la recette de sa cure de jouvence, selon le patriarche du cigare. En 1997, suite à la création de la marque Vegas Robaina par la Société d’État Habanos SA, le veguero mondialement reconnu, est devenu le premier homme à avoir eu l’honneur de donner de son vivant son nom à un cigare. Décédé à l’âge de 92 ans en 2010, Don Alejandro Robaina avait transmis la gestion de son domaine à son petit-fils Hiroshi quelques années auparavant. Ainsi, la relève et la transmission du savoir-faire familial sont garanties. En somme, la visite guidée de la Finca El Pinar se révèle fascinante, car elle nous permet de comprendre, plongés au beau milieu des champs de tabac, les 135 étapes qui participent à l’élaboration des cigares et l’importance de cette tradition, à l’échelle d’une famille et d’une nation.



Parque Nacional Cayos de San Felipe:



Ensemble de 10 petits îlots (situés à environ 60 km au sud de la ville de Pinar del Río), qui constituent l’un des principaux écosystèmes à Cuba, un paradis pour la vie sauvage, particulièrement pour 3 espèces de lézards et un pic-vert, uniques au monde. Toute cette faune prospère, loin des hommes, hormis un groupe de pêcheurs qui sillonnent les eaux chaudes. Le Parque Nacional Cayos de San Felipe, compte aussi près de 200 espèces de poissons, de coraux, d'éponges de plusieurs sortes et des fonds-marins cristallins, avec plus de 20 sites de plongée. Nous pouvons nous y rendre seulement par voie maritime, à partir du port de la Coloma, depuis les ports méridionaux de Batabanó et de Mayabeque, le port de l’île de la Jeunesse et les Centres Internationaux de plongée Hôtel Colony et María La Gorda. L’observation de la vie, la photographie et la plongée, sont autant de passions que nous assouvissons dans ces joyaux naturels.



Où nous Baigner?



Les plus belles opportunités de baignade à proximité de Pinar del Río, se trouvent sans aucun doute sur les îlots de la côté Nord, au sein de Cayo Jutía, accessible par la route et Cayo Levisa, où nous emmène un petit bateau. Cayo Jutía (localisé à 71 km au Nord de Pinar del Río), est l’une des plages de sable fin à l’eau turquoise, les plus vierges de la province. Nous pouvons y profiter d’une baignade en toute intimité, dans un cadre idyllique. A 300m du bord, un récif corallien permet de faire du snorkeling et d’observer des poissons multicolores dans une eau translucide. Il est possible de s’évader en pédalos qui sont en location. La route goudronnée prend fin au seul restaurant local, mais cela vaut le coup de continuer à pied, quelques superbes plages désertes guettent en embuscade, dont la poétique Estrella, baptisée ainsi en l’honneur de ses étoiles de mer. SOL LATINO offre une excursion à la journée vers Cayo Jutía, aussi bien en partance de Viñales, que de Pinar del Río. Entièrement recouvert par la mangrove, à l’exception d’un seul hôtel, Cayo Levisa (situé à environ 80 km au Nord-Est de Pinar del Río) est un îlot auquel nous accédons en bateau. Cet endroit paradisiaque, dispose d’une plage étendue au sable blanc éblouissant, entourée d’une mer aux nuances de bleu somptueuses, propices à la rêverie. 23 sites de plongée sous-marine sont répertoriés à quelques kilomètres du rivage, où nous pouvons découvrir du corail noir et d’autres espèces rares. Cayo Mégano de Casiguas ou plus simplement Paraíso (à l’est de Cayo Levisa), était avec son nom interminable, l’un des repaires favoris pour la détente et la plongée de l’écrivain et aventurier Ernest Hemingway. SOL LATINO est également en mesure de réserver un séjour à Cayo Levisa. Si nous entamons la route vers la Péninsule de Gunacahibes et qu’une envie pressante de baignade nous gagne, il sera temps alors, de faire cap sur Playa Bailén (80 kilomètres au sud de Pinar del Río, à l’ouest du village de San Juan y Martínez, dans la baie de Cortés). Méfions-nous toutefois des crevaisons, car la fin de la route est en très mauvais état. Cette plage sauvage et immense, déserte de touristes, peut marquer une agréable escale.



PINAR DEL RIO avec SOL LATINO



La proximité de Pinar del Río avec le somptueux village de Viñales (27km), conduit souvent les voyageurs à délaisser la capitale provinciale. Pourtant si nous disposons d’assez de temps, Pinar del Río, en raison de son atmosphère populaire et conviviale et surtout de sa situation géographique comme point de départ au cœur de la région reine du tabac, Vuelta Abajo, mérite d’y faire une halte. Nos deux représentants francophones, Mariela et Álvaro, résidant à Viñales, prennent soin de nos clients dans l’ensemble de la Province de Pinar del Río. Ils sont au courant des excursions prévues et coordonnent la logistique sur place pour le bon déroulement des séjours.